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Les inégalités s’accentues...

samedi 11 octobre 2014

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En France aussi : les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres…de plus en plus pauvres.

Et vous aujourd’hui ! Ou vous situez-vous avec votre rémunération dans le tableau INSEE de 2010 ?

Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire.

Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population.

Un rapport gouvernemental dresse ce constat alarmant et reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés ».

Les politiques patronales et gouvernementales actuelles créent 2 000 pauvres par jour.

Avec 600 000 pauvres supplémentaires par an, plus personne ne peut ignorer que la précarité, la pauvreté affectent une partie importante de la population tant ses effets sont visibles dans la vie quotidienne.

Différences de salaires...

Les cadres supérieurs, avec un salaire mensuel net moyen de 3 963 euros en équivalent temps plein, touchent deux fois plus que la moyenne des salariés et près de 2,5 fois plus que les employés ou les ouvriers, selon les données 2010 de l’Insee.

Chaque mois, un cadre supérieur dispose de 2 500 euros de plus à dépenser qu’un salarié des catégories populaires.

Les écarts sont encore plus importants chez les hommes parce que les cadres supérieurs masculins touchent des salaires beaucoup plus élevés en moyenne : 4 300 euros contre 3 300 euros pour les femmes.

Les causes de la pauvreté et des inégalités

Le niveau général, élevé et persistant de la pauvreté dans l’UE suggère que la pauvreté est avant tout la conséquence de l’organisation de la société et de l’allocation des ressources ; que ces ressources soient financières ou d’autre nature, comme l’accès au logement, à la santé et aux services sociaux, à l’éducation et aux autres services économiques, sociaux et culturels.

En effet, l’existence de niveaux très variés de pauvreté d’un Etat membre à l’autre montre clairement que les diverses manières d’aborder l’allocation des ressources et des opportunités portent des fruits très différents.

Les sociétés les moins inégalitaires d’Europe ont tendance à connaître des niveaux de pauvreté plus bas. Ceci s’explique principalement par le fait que les gouvernements concernés choisissent de donner la priorité à la garantie d’un revenu minimum adéquat et à la sécurisation d’un bon accès aux services, via le système de protection sociale et la garantie de niveaux de salaire minimum.

Souvent, ces gouvernements sont les plus efficaces au niveau de la redistribution de la richesse via la fiscalité et d’autres systèmes. Au bout du compte, cela signifie que les décisions relatives à l’éradication de la pauvreté sont des choix politiques opérés en fonction du type de société que l’on souhaite.

Au niveau des personnes, certains facteurs essentiels semblent augmenter le risque de pauvreté, il s’agit :
- Du chômage ou de l’occupation d’un emploi de faible qualité (par exemple un emploi mal rémunéré ou précaire), qui limite l’accès à un revenu décent et coupe les personnes de leurs réseaux sociaux ;
- Des faibles niveaux d’éducation et de compétences puisqu’ils limitent l’accès des personnes aux emplois décents qui leur permettraient de s’épanouir et puisqu’ils empêchent les personnes concernées de participer pleinement à la société ;
- De la taille et du type de famille (par exemple, les familles nombreuses et les familles monoparentales) qui augmentent le risque de pauvreté lorsque les familles concernées sont confrontées à des frais plus élevés, à des petits revenus et à la difficulté de décrocher un emploi bien rémunéré ;
- Du genre – les femmes sont généralement davantage menacées par la pauvreté que les hommes car elles sont moins susceptibles d’avoir un emploi rémunéré, qu’elles touchent généralement des plus petites pensions, qu’elles s’occupent davantage des responsabilités de prise en charge et qu’elles ont souvent accès à des emplois moins bien rémunérés ;
- Du handicap et de la mauvaise santé puisque ces facteurs restreignent la possibilité d’accéder à l’emploi et augmentent les dépenses quotidiennes ;

Depuis toujours, la société est dominée par la lutte des classes.

En France, le taux de la population qui vit sous le seuil de la pauvreté est en surcroît.

En 2011, ils sont au nombre de 8.7 millions à recevoir un revenu mensuel qui ne va pas au de-là de 977 €, d’où 14.3 % du peuple français.

Les pauvres assistent à un chamboulement de leurs revenus annuel inférieur à 10.530 €, particulièrement les 10 % les plus pauvres.

Les premiers concernés seraient les sans emplois et les jeunes âgés de 18 à 19 ans.

Inégalités : 1% des plus riches détiennent près de la moitié des richesses mondiales

Les inégalités économiques se sont amplifiés rapidement dans la plupart des pays depuis le début de la crise.

La moitié des richesses mondiales (46%) sont aujourd’hui détenues par 1% de la population, selon le rapport de l’ONG Oxfam intitulé En finir avec les inégalités extrêmes, qui rappelle que :

les 85 personnes les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population.

La richesse de ces 1% s’élève à 110 trillions de dollars soit 65 fois la richesse totale de la moitié la moins riche de la population mondiale…

Ces 1% les plus riches ont augmenté leur part de revenu dans 24 des 26 pays pour lesquels des données sont disponibles entre 1980 et 2012.

Ce sont près de sept personnes sur dix qui vivent dans un pays où l’inégalité économique a augmenté au cours des 30 dernières années, rapporte Oxfam.

Les entreprises du CAC 40 ont versé 43 milliards aux actionnaires en 2013 !

Et malgré cela le gouvernement Valls II accentue le aides aux actionnaires réclamées par le MEDEF, (l’ANI, le CISE, le pacte de responsabilité..., c’est plus de 50 milliards de cadeaux aux patronats Français).

Aujourd’hui le montant des exonérations fiscales et sociales et autres aides aux entreprises s’élève à 170 milliards d’euros sans conditions ni contraintes.

Alors que dans le même temps la cour des comptes estime que la fraude aux cotisations des employeurs dépasse 21 Milliards d’€ pour 2010.

La relance de l’économie passe par une relance de la consommation qui représente 57% du PIB. Elle permettra de relancer la croissance et donc l’emploi.

Pour inverser la tendance la CGT propose.

De répondre aux attentes des salariés dans le secteur public, comme dans les entreprises privées :
- augmenter tous les salaires ;
- corriger les inégalités femmes/hommes ;
- négocier des accords salariaux dans toutes les branches ;
- reconnaître et payer les qualifications.

La crise continue à servir de prétexte à une offensive du patronat et des gouvernements contre le coût du travail en France et dans les autres pays européens.

Or, cette crise s’explique avant tout par une rémunération du capital disproportionnée et une rémunération du travail toujours plus faible. Le résultat c’est la baisse du pouvoir d’achat des salariés.

La CGT réaffirme qu’il n’y aura pas de solution à la crise par l’augmentation de la pauvreté et de la précarité.

Pour éviter une récession, il faut une augmentation générale des salaires, traitements, pensions, allocations chômage mais aussi la création d’un revenu d’insertion pour la jeunesse.

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